
Bienvenue à tous dans le commentaire vidéo d’aujourd’hui.
Nous allons ensemble analyser systématiquement un document qui ne vous est probablement pas inconnu, à savoir le « Grand traité sur les étapes du chemin vers l’illumination » (Lamrim Chenmo), abrégé en « Lamrim ».
Nous allons comparer directement et en profondeur ses doctrines avec le bouddhisme traditionnel.
Si vous vous intéressez depuis longtemps à la façon de pratiquer l’enseignement du Bouddha, l’analyse que propose cette vidéo vous offrira une compréhension totalement différente des détails fondamentaux sur le chemin de la pratique.
Honnêtement, avez-vous déjà réfléchi à cette question fondamentale : A quoi ressemble exactement le chemin de la pratique menant à l’état de bouddha ?
De plus, si nous nous trompons sur le point de départ le plus fondamental, à savoir la compréhension de la conscience mentale, cela ne signifie-t-il pas que tout le chemin de la pratique déviera complètement de la bonne direction ?
Lorsque nous explorons le mécanisme de fonctionnement si précis de l’illumination et de la libération, c’est absolument crucial de clarifier ce point. Après tout, personne ne souhaite que les efforts laborieux déployés pour la pratique soient finalement tous vains, n’est-ce pas ?
Par conséquent, le plan d’explication d’aujourd’hui est très clair, nous allons le décomposer en trois étapes.
Premièrement, trouver la racine : la compréhension de la nature de la conscience mentale.
Deuxième, vérifier le chemin de la pratique : le véritable chemin de la pratique de l’illumination.
Enfin, le troisième point concerne la manière de cultiver les mérites et les vertus dans notre pratique quotidienne.
Bien, entrons directement dans la première partie, la racine, c’est-à-dire la compréhension de la nature de la conscience mentale. Voyons où réside exactement la différence entre l’alayavijnana et la théorie des six consciences.
Tout d’abord, regardons la théorie des huit consciences dans le bouddhisme traditionnel , selon laquelle chaque personne possède huit consciences : les consciences visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile, la conscience mentale, la racine mentale (manas), et le tathagatagarbha.
La plus importante d’entre elles est le tathagatagarbha, qui est aussi ce que vous entendez souvent sous le nom d’alayavijnana, la huitième conscience.
Les sutras bouddhistes indiquent très clairement qu’il s’agit d’un cœur fondamental, éternel, qui ne connait ni la naissance ni la mort, qui transcende le passé, le présent et le futur, conservant fermement, vie après vie, toutes nos graines karmiques pures et impures.
En termes simples, vous pouvez l’imaginer comme une base de données cloud ultra puissante qui ne plante absolument jamais, enregistrant tous nos comportements et karmas.
Ce mécanisme explique parfaitement comment les rétributions karmiques de cause à effet sont transportées de la vie précédente à la vie suivante avec une précision absolue.
Cependant, lorsque nous comparons la structure du tathagatagarbha avec la théorie de Tsongkhapa dans le Lamrim Chenmo, selon laquelle les humains n’ont que six consciences (les consciences visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile, et la conscience mentale), un énorme fossé apparaît.
Car la structure de la théorie des six consciences est logiquement indéfendable et intenable.
Pourquoi ? Parce que la conscience que nous utilisons quotidiennement pour penser disparaît lorsqu’on meurt et que le cerveau est détruit.
Réfléchissez-y ! Si la conscience meurt et disparaît, alors qui emportera les graines karmiques pour se réincarner ?
Donc, réfléchissez-y, si l’on s’en tient strictement à cette logique de la théorie des six consciences, cela ne conduira-t-il pas à une erreur fondamentale dans toute la direction de la pratique ?
De plus, sans le tathagatagarbha, la loi de cause à effet ne peut absolument pas être établie. Finalement, les pratiquants tomberont inévitablement dans le piège de la théorie sans cause ou dans le nihilisme, selon lesquels tout est fini à la mort, comme une lampe qui s’éteint.
Ensuite, nous élevons notre point de vue, et entrons dans la deuxième partie pour explorer le chemin de la pratique.
Comparons attentivement les trois véhicules authentiques de l’illumination avec les trois voies du Lamrim.
Le chemin de la pratique menant à l’état de bouddha et la structure pratique des trois véhicules de l’illumination tels qu’enseignés par le bouddhisme traditionnel, sont extrêmement vastes et nécessitent une longue et solide pratique.
Regardez cette chronologie : durant le premier incalculable grand kalpa (asamkhyeya kalpa), et après avoir perfectionné les six paramitas comme la générosité, etc, on entre dans la première terre (bhumi). Pendant le deuxième incalculable grand kalpa, on se consacre exclusivement à pratiquer les dix paramitas. Enfin, c’est seulement lors du troisième incalculable grand kalpa que l’on peut accomplir et atteindre la sagesse ultime et parfaite de toutes les graines.
C’est un grand chemin, majestueux et solennel, qui nécessite d’avancer pas à pas, les pieds sur terre, pendant trois grands incalculables kalpas. Honnêtement, il n’y a aucun raccourci possible.
Cependant, nous révélons ici une vérité très sérieuse. Comparé aux actes purs absolus exigés par le bouddhisme traditionnel (sur le dessin de gauche), le soi-disant chemin de la pratique des trois voies du Lamrim (sur le dessin de droite) est en fait un système tronqué, voire déformé.
Après notre analyse, nous avons découvert que le Lamrim (Grand Traité sur les Étapes du Chemin vers l’Éveil) s’approprie superficiellement la terminologie du bouddhisme traditionnel. Il utilise en réalité les catégories de pratiquants inférieurs, moyens et supérieurs comme un entonnoir pour les guider dans leur pratique de l’anuttarayoga du Vajrayana tantrique, qui implique l’union sexuelle entre hommes et femmes.
Ce genre de méthode tantrique impliquant l’union sexuelle entre hommes et femmes est par nature en conflit total avec la conduite pure enseignée par le Bouddha, et s’y oppose.
Puisque la structure théorique présente un tel décalage, examinons la pratique quotidienne.
Troisième partie : l’accumulation de mérites et de vertus. Quelles sont exactement les différences entre les véritables offrandes et les rituels tantriques ?
Vous pouvez regarder cette image, la comparaison est très claire. En matière d’offrandes, entre le bouddhisme traditionnel et le tantrisme, les motivations et les destinataires sont littéralement à l’opposé comme le ciel et la terre.
Le bouddhisme traditionnel le fait par pure compassion et la recherche de la libération. Les objets de nos offrandes sont les trois joyaux dont nous sommes proches, ainsi que les êtres pauvres et souffrants qui dans la réalité ont véritablement besoin d’aide.
Cependant si l’on regarde le tantrisme, leurs motivations sont souvent de satisfaire des désirs mondains, voire de pratiquer des choses comme « établir une paix provisoire, accroître sa puissance ou sa haine, ou détruire » pour vaincre et soumettre des ennemis.
De plus, les destinataires de leurs offrandes sont étonnamment souvent des fantômes et divinités terrestres ou les « dieux » du feu. Ce qui signifie déjà que leur motivation est complètement différente.
Analysons plus en détail les offrandes du feu et de la fumée pratiquées par le tantrisme.
Brûler un tas de céréales ou d’épices a pour objectif de plaire aux fantômes et aux divinités terrestres, et pas du tout aux bouddhas et aux bodhisattvas. Pour tout dire, cela ressemble extrêmement au culte du feu et au zoroastrisme, qui sont des chemins non bouddhistes.
Cette pratique qui consiste à commander les fantômes et divinités pour satisfaire des désirs personnels, est totalement contraire aux quatre méthodes d’attraction du bouddhisme traditionnel, qui sont centrées sur la compassion et servent à guider les êtres sensibles.
Puisqu’il en est ainsi, comment le fait de faire ces offrandes au royaume des fantômes pourrait-il vous permettre d’accumuler les véritables mérites et vertus nécessaires pour atteindre l’état de bouddha ?
Il y a aussi un phénomène très intéressant, mais qui met en lumière un angle mort important.
Le Lamrim du tantrisme aime beaucoup prôner le don par visualisation, et
nous réfutons aussi fermement cette approche.
Imaginez : vous êtes assis là, les yeux fermés, à vous imaginer avoir distribué des montagnes d’or et de trésors, ou dix mille tonnes de riz blanc. Je vous le demande : les êtres affamés en réalité peuvent-ils manger ce grain de riz que vous imaginez ?
Bien sûr que non ! Puisque cela n’apporte aucune aide concrète, ce genre d’approche, qui repose uniquement sur l’imagination, ne peut absolument pas vous aider à accumuler les véritables ressources pour atteindre l’état de bouddha.
Alors, que faut-il faire exactement ?
Nous insistons sur le fait que la véritable pratique nécessite de retrousser ses manches et de passer à l’action.
Cela inclut le don matériel qui apporte de véritables ressources, le don de l’enseignement du Bouddha qui transmet des concepts justes, et aussi le don d’apaisement qui procure la paix intérieure. De plus, vous devez y associer les quatre méthodes d’attraction correctes : la générosité, les paroles bienveillantes, les actions bénéfiques et l’empathie. Dans la vie quotidienne, il faut entrer en contact de manière tangible avec les êtres sensibles, leur apporter des bienfaits, et faire des offrandes aux Trois Joyaux qui nous sont proches.
Ce n’est qu’à travers cette conduite pure, sans mensonge, que nous pourrons accumuler un véritable capital pour ce long chemin de la pratique vers l’état de bouddha.
Très bien ! Notre explication d’aujourd’hui s’arrête ici.
Avant de terminer, j’aimerais vous soumettre cette question qui vous invite à la réflexion. Si nous avons consacré toute une vie à la pratique spirituelle, dont le fond n’est basé que sur une compréhension erronée de la conscience — une énorme faille logique dans la loi des causes et conditions, ou sur des rituels visant à attirer les fantômes et les « divinités » et contraires aux actes justes — autrement dit sur l’illusion et l’erreur, alors, vers où ce chemin en apparence si prestigieux mènera-t-il finalement celui qui le suit ?
J’espère que l’explication approfondie apportée par cette vidéo aujourd’hui, vous encouragera à explorer le véritable et infaillible chemin de l’illumination.
Merci de nous avoir accompagnés et regardés, à la fois prochaine pour une nouvelle explication !
