Menu Fermer

C’est quoi le bouddhisme ?

Bonjour à tous nos chers téléspectateurs,
AMITOFO !
Bienvenue à tous nos téléspectateurs. Je vous présente aujourd’hui, accessible à tous, la série de l’association des êtres illuminés, « Les questions-réponses des Trois Véhicules de bodhi ». Puisque le premier épisode de cette série se tient aujourd’hui, nous allons en profiter pour effectuer une courte introduction sur l’origine de cette série.

Depuis 1997, l’association des êtres illuminés a pour but de transmettre publiquement les enseignements du Bouddha. Elle s’est toujours définie suivant certaines caractéristiques et a sans cesse apporté aux élèves une nouvelle fraîcheur spirituelle.

Tout d’abord, l’association des êtres illuminés présente fidèlement et dans son intégralité les enseignements du Bouddha. Au sein de l’association, les personnes qui suivent les enseignements effectuent un apprentissage selon différentes approches.

La deuxième spécificité de l’association est que l’enseignement des êtres illuminés qu’elle promeut forme un cursus complet : il s’étend du hinayana au mahayana en passant par les explications qui portent sur les principes des trois véhicules de bodhi. Par exemple, dans l’association, les élèves découvrent l’enseignement de la libération. Néanmoins, cet enseignement ne se rattache pas seulement à la tradition des Agama-sutras. Il peut être rattaché aussi à n’importe quel autre sutra, y compris, donc, aux Mahayana-sutras et aux Prajnaparamita-sutras. Il est très rare actuellement, au sein de la communauté bouddhiste, de rencontrer cet enseignement en dehors de notre association, car nous sommes capables de présenter au grand public les trois véhicules de bodhi de manière exhaustive.

La troisième caractéristique est que l’association des Etres Illuminés s’efforce de mettre l’enseignement du Bouddha à la portée de tous, en apportant des analyses simples et claires des textes canoniques. Dans chacun de nos livres et dans chacune des instructions que nous donnons, nous expliquons clairement et dans l’intérêt de tous comment effectuer les pratiques spirituelles.

Dans notre association, ce sont des bénévoles qui ont reçu les préceptes des bodhisattvas [1], lesquels ont formé la sangha [2]. L’ambiance de travail y est posée. Nous avons, durant ces dix dernières années, propagé l’enseignement et nous l’avons structuré pour permettre à la plupart des étudiants de ne pas perdre trop de temps lors de leurs recherches sur les sutras. S’ils poursuivent leurs études dans notre association, ils ont la possibilité d’avancer de manière progressive, en sorte qu’au bout de deux ou trois ans, ils peuvent maîtriser le sens de l’enseignement du Bouddha. En outre, les étudiants apprennent également à méditer et à maintenir leur état de méditation. Ils comprendront ensuite l’intérêt de la méditation, d’une recherche du sens fondamental de l’enseignement ou de la manière dont ils peuvent s’y prendre pour cela. Au terme de leurs recherches, il est possible qu’ils accèdent à l’illumination ou qu’ils voient la nature de bouddha. Ce ne seront pas là de simples recherches livresques, mais une authentique expérience.

Toutes ces caractéristiques qui définissent notre association ont été, durant la dernière décennie, profitables à de nombreux étudiants.

Depuis 2010, notre association a proposé, via les chaines satellites, une série d’épisodes sur le bouddhisme à destination du grand public. Il s’agissait d’une série d’enseignements axée autour des « trois véhicules de bodhi », suivie d’échanges basés sur le principe des questions/réponses. Cette série était destinée surtout aux personnes qui venaient de débuter le bouddhisme et portait sur des questions qu’il leur arrivait fréquemment de se poser. La vocation de notre association est bien de permettre au plus grand nombre de comprendre le bouddhisme de la manière la plus simple et la plus juste possible, afin de le rendre ainsi capable d’analyser et de comprendre l’enseignement du Bouddha.

Ouvrons le premier épisode de cette série avant que le public ne pose ses questions. Lors du premier épisode, nous avions expliqué ce qu’était le bouddhisme. Il y avait certainement des gens, derrière leur poste de télévision, qui découvraient le bouddhisme pour la première fois et qui, donc, n’y comprenaient rien encore. De fait, si vous vous posez des questions existentielles (quel est le sens véritable de la vie ? Pourquoi est-ce que je vis ? Qu’y a-t-il après la mort ?), que vous êtes surchargés de doutes et que vous cherchez des réponses pour les dissiper, cela signifie que vous commencez à tisser des liens avec le bouddhisme.

Cependant les gens en restent à la façade du bouddhisme. Certaines personnes, par exemple, découvrent l’architecture d’un monastère, remarquent que la devanture est ornée de plusieurs drapeaux aux couleurs variées et vont penser que le bouddhisme est tout entier contenu dans ce décor. Ou bien encore, ils notent que des gens sont habillés de costumes différents, qu’ils portent des chapeaux différents, que des cérémonies diverses ont lieu dans tel monastère, ou que des mantras y sont rédigés. Ces personnes réduiront alors le bouddhisme à cette conception rudimentaire : des moines prédisant l’avenir, des lamas pratiquant des initiations ou priant auprès d’un feu. Voyant toutes ces choses, elles penseront connaître le bouddhisme.

Mais en vérité ce n’est là qu’un faux-semblant qui n’a rien de commun avec le bouddhisme. Il y a une dizaine d’années, les gens entendaient dire que le bouddhisme pouvait se définir comme la recherche du vide. En effet, lorsque nous rencontrons des difficultés dans la vie que nous ne pouvons pas résoudre, nous avons tendance à vouloir trouver un endroit isolé où nous installer afin de pouvoir oublier tout ce qui se passe dans le monde. Les gens se figurent que le bouddhisme se résume à ce mode de vie érémitique qui consisterait à fuir la réalité et à faire le vide. Cette représentation d’une religion profondément pessimiste et née d’une mauvaise compréhension de ce qu’est le bouddhisme.

Toutefois, les gens aujourd’hui voient le bouddhisme de façon différente. Depuis quelques temps, l’image du bouddhisme est de plus en plus assimilée à des associations qui font preuve d’une largesse, d’une générosité évidente. Toutes ces communautés sont constituées de pratiquants qui aident leur prochain, en sorte que l’image du bouddhisme a progressivement changé dans la société. Beaucoup de gens maintenant pensent que le bouddhisme tient dans le fait de pratiquer de saines activités et de pratiquer la générosité. Posons-nous une question sur ce point : si le bouddhisme était bien cette pratique de la générosité, quelle différence y aurait-il entre le bouddhisme et la Croix-Rouge ? Depuis ces dernières années, beaucoup de rencontres ont eu lieu avec les autres religions. Des rencontres ont été organisées entre le bouddhisme et le christianisme, ou même entre le bouddhisme, le christianisme et l’islam. Il est de coutume que, durant ces rencontres, chaque représentant d’une religion échange avec les autres sur la manière dont il est possible d’améliorer la société. Le public pense alors que toutes les religions sont plus ou moins identiques. Il va s’imaginer que les religions demandent toutes de faire preuve de générosité et de réaliser de bonnes actions. Il va donc penser que le bouddhisme est une communauté qui pratique la générosité et les bonnes œuvres, et s’il découvre une religion qui agit de même, certains membres du public vont se dire qu’elle est semblable au bouddhisme

Si nous voulons comprendre le bouddhisme, il serait bon de commencer par le terme lui-même. Nous disons que le bouddhisme est l’enseignement du Bouddha. Mais qui est le Bouddha ?

Les gens pensent que le Bouddha est un saint, parfois qu’il est un dieu tout-puissant, à la manière du Dieu des protestants ou des catholiques. Mais pour les pratiquants bouddhiques, le Bouddha est tout à fait autre chose et sa miséricorde dépasse largement ce que l’on peut imaginer. La première chose que nous pouvons remarquer à l’endroit du Bouddha, c’est sa grande sagesse et son omniscience. Quand le Bouddha est devenu le Bouddha, il a eu accès à toutes les sagesses : la sagesse de grand miroir, la sagesse des qualités, la sagesse de la meilleure observation, ou encore la sagesse de la réalisation. Toutes ces sagesses lui ont permis d’obtenir un pouvoir incomparable. Il est ainsi parvenu à tout comprendre, y compris les causes et les conséquences les plus lointaines des karmas, des affinités et des relations karmiques propres à chaque être sensible, ainsi que les conditions nécessaires à la réalisation d’un karma. C’est pour cela que le Bouddha peut aider tous les êtres sensibles et que, pour ce faire, il a proposé des moyens différents d’évoluer, car il a toutes les sagesses et qualités nécessaires pour cela. C’est grâce à cela qu’il n’a rejeté aucun être sensible : il a essayé de les aider pour que chacun puisse apprendre au mieux, aisément et sans que son entendement ne rencontre d’obstacle.

Nous avons trop peu de temps devant nous pour pouvoir expliquer toutes les sagesses et toutes les capacités dont le Bouddha est pourvu. Ce que nous pouvons dire en revanche, c’est que, bien que le Bouddha dispose de grandes capacités et de multiples sagesses, il est différent du Dieu que l’on retrouve dans les monothéismes. A titre d’exemple, le Bouddha ne peut pas accorder la libération à un être. Par ailleurs, le Dieu des monothéismes a ordonné le monde et tous les êtres sont sa création. Il y a ici une différence énorme avec le Bouddha, qui ressemble davantage à un maître spirituel – et un grand maitre spirituel, car le rôle du Bouddha est d’enseigner les êtres sensibles dans le but qu’eux-mêmes puissent apprendre et atteindre la libération. Son objectif est que tous les êtres puissent, un jour, devenir des bouddhas. C’est pour cette raison que le Bouddha n’accorde pas la libération. De plus, il aide les êtres sensibles de façon égale, si bien qu’il ne détermine pas qui va monter au Paradis et qui va descendre aux Enfers. En effet, selon le bouddhisme, le Ciel ou les Enfers sont des destinations qui dépendent de chacun de nous, des fruits karmiques que nous avons semés au fil du temps.

Au demeurant, le Bouddha a la plus grande compassion pour tous les êtres sensibles qui ignorent ce que leur réserve l’avenir. Aussi va-t-il faire le nécessaire pour que telle personne puisse comprendre ce qu’il lui dit et qu’il évite ainsi les trois chemins inférieurs de la réincarnation.

Si jamais nous avons le mérite de monter au Ciel grâce à nos bonnes actions, le Bouddha en sera très heureux. Mais il nous dit de façon claire que le paradis n’est pas fait pour que nous y demeurions trop longtemps.

Toutes ces différences que nous venons de souligner montrent que le Bouddha est différent du Dieu des religions monothéistes. Nous pouvons dire, à la lumière de ce qui vient d’être exposé, que le Bouddha est différent de tous les dieux monothéistes et de tous les sauveurs que nous pouvons rencontrer dans ces religions.

Le Bouddha, historiquement, n’est généralement pas très connu. Il est né 2500 ans avant Jésus-Christ et, sa vie durant, il a propagé son enseignement. Il est décédé dans sa quatre-vingtième année et est entré en nirvāṇa. On dit que le Bouddha est entré en nirvāṇa, mais en réalité, nous ne pouvons pas le compter simplement parmi les saints de ce monde. La réalité est que le corps physique du Bouddha vit toujours dans la terre d’Akanishtha, le plus haut niveau du monde de la forme. Il y a 2500 ans, il a créé un double de son corps lui permettant de transmettre son enseignement, et il continue aujourd’hui d’en créer d’autres dans différents mondes. Akanishtha correspond au quatrième et dernier dhyana, au-delà, nous entrons dans le monde sans forme). Aucun autre bouddha que Sakyamuni n’est venu sur notre planète depuis 2500 ans. Le corps physique du Bouddha a disparu, mais son vrai moi continue d’exister et peut former des doubles dans d’autres dimensions et mondes afin de pouvoir aider les êtres sensibles. Il est très différent de ce que l’on croit savoir de lui.

Autre point que nous souhaiterions souligner : selon l’enseignement du Bouddha, le prochain Bouddha qui viendra sur Terre s’appelle Maitreya Bouddha. L’image qu’on se fait de lui le représente avec un ventre rebondi. Il est prévu que notre Terre accueille un millier de bouddhas. Le Bouddha Sakyamuni est le septième, le huitième sera Maitreya.

Aucun autre bouddha ne viendra avant Maitreya. C’est pour cette raison, chers téléspectateurs, que je vous exhorte à vérifier les discours de toute personne prétendant être un bouddha, en les comparant aux sutras bouddhistes, afin de vous assurer que cette personne n’a commis aucune erreur susceptible de compromettre le sens véritable du bouddhisme.

Maintenant que nous avons parlé du Bouddha, nous allons voir ce qu’est son enseignement. Nous venons d’expliquer Bouddha enseignait tous les êtres sensibles et que son enseignement était appelé « dharma ». Que contient le dharma ? Cela peut signifier, par exemple, qu’il faut avoir une juste connaissance de la loi du karma, observer les relations karmiques qui lient les gens entre eux, réfléchir à la manière juste d’agir, à la manière dont il nous sera possible de nous réincarner en êtres humains, ou encore comment favoriser la création d’importants bénéfices karmiques. Ces réflexions sont liées directement aux cinq préceptes et aux dix bonnes actions que nous trouvons dans l’enseignement du Bouddha. Ce sont là les bases de l’enseignement.

Le Bouddha nous enseigne comment atteindre la libération. En premier lieu, il nous faut comprendre ce qu’est la souffrance, ensuite d’où elle vient, enfin, comment la réduire. C’est ce que le Bouddha nous a enseigné. Il a expliqué de façon approfondie ce qu’est bodhi – la sagesse, que l’on trouve correspond dans le sutra du cœur. Bodhi n’a jamais eu ni naissance ni mort, n’est ni propre ni sale, n’a jamais augmenté ni diminué : ces caractéristiques correspondent à la nature du véritable cœur. Le Bouddha a expliqué comment découvrir ce véritable cœur. Il a démontré aux gens comment voir la nature de bouddha. Il nous a aidé à travers son enseignement à trouver la tranquillité, quelle que soit la situation et l’environnement où nous nous trouvons. Tel est l’essentiel de l’enseignement du Bouddha.

Il n’est pas facile pour autant, dans le monde qui est le nôtre, d’écouter cet enseignement et de déterminer si ce que nous entendons au sujet du bouddhisme correspond au véritable bouddhisme. Lorsque nous commençons de nous familiariser avec le bouddhisme, nous rencontrons fréquemment des termes tels que les Quatre Nobles Vérités, le noble chemin octuple ou les douze nidānas. Il arrive aussi que certaines personnes citent le sutra du cœur, soutenant ainsi que « la forme ne se distingue pas de son essence vide, et l’essence vide ne se distingue pas de la forme. » Ces termes sont tous présents dans le bouddhisme. Mais en réalité, les gens qui utilisent ces termes savent-ils vraiment s’ils parlent de bouddhisme ? Il faut que nous ayons une réflexion plus approfondie car un mot ne correspond qu’à lui-même, il ne définit pas le bouddhisme. Il faut analyser les choses plus en profondeur afin que nous sachions quel sens revêt tel ou tel mot. Le premier mot qu’il nous est nécessaire de définir, c’est le bouddhisme lui-même.

Le Bouddha, avant d’entrer en nirvāṇa, avait dit à ses disciples : « Il y a deux formules ». Après que le Bouddha est décédé, les disciples comprirent que ces deux mots étaient la clé de leur pratique. La première formule était : Il faut garder les préceptes comme référence ». La deuxième formule était : « il faut prendre les enseignements du Bouddha en tant que référant ». Ces deux formules correspondent respectivement aux préceptes du Bouddha et à son enseignement.

Quels que soient les préceptes, que ce soient ceux des śrāvaka ou des bodhisattvas, ils sont tous parfaitement propres et complets. Si nous examinons de plus près les préceptes, nous comprenons que ce ne sont nullement des « choses spectaculaires » dont le Bouddha aurait voulu nous entretenir. Lorsque le Bouddha était encore incarné sur notre terre, il avait strictement interdit à ses disciples de faire montre publiquement des pouvoirs surnaturels qu’ils avaient pu acquérir. C’est pour cela, chers téléspectateurs, que, si vous assistez à des phénomènes surnaturels ou à des rites bouddhistes mettant en scène ces phénomènes, nous vous recommandons de vous en éloigner parce que ce n’est pas du bouddhisme.

Par ailleurs, les préceptes ne sont en aucun cas opposés à la morale de nos sociétés. Alors, bien sûr, nous voyons certains entrer dans la communauté pour abuser sexuellement des femmes. Cela arrive parfois lorsque des gens pensent que la religion est supérieure à la morale de la société. Mais nous pouvons voir que les préceptes ne s’opposent en aucune manière à la morale sociale.

Le troisième point dont je souhaiterais parler concerne la pratique de la générosité et des bonnes actions. Les religions prônent toutes le même discours. Cette pratique est incontournable dans les religions, et le bouddhisme ne fait pas exception. Pourtant cela ne représente pas le bouddhisme. Pourquoi ? Le Bouddha a parlé durant quarante-neuf ans. Si nous portons notre attention sur les sutras bouddhistes, nous remarquons qu’une partie seulement de toute cette littérature évoque la question de la générosité. De fait, si nous considérons tous les sutras, nous n’y rencontrerons le concept de générosité que dans une seule partie. Il serait donc absurde de penser que le bouddhisme tient tout entier dans ce concept.

Abordons ici la question des pāramitā selon les bodhisattvas. La générosité est le premier de ces six pāramitā. Ce seul exemple nous permet de comprendre que, si le bouddhisme demande de pratiquer la générosité, il exige également que nous pratiquions au moins cinq autres vertus et que, par voie de conséquence, la générosité ne saurait résumer le bouddhisme dans sa totalité.

Ensuite il faut penser le bouddhisme en termes de dharma, qui est l’enseignement du Bouddha. J’aimerais que tout le monde puisse compter avant tout sur la sagesse et sur l’enseignement du Bouddha, plutôt que les fausses interprétations des hommes. Qu’un maître soit extrêmement connu ou non, que vous ayez pour lui un profond respect ou non, il vous faut éprouver son discours en le confrontant aux sutras bouddhistes. Ses discours correspondent-ils, par exemple, à ce que dit le sutra du diamant, ou bien le contredisent-ils ? Et les Agama-sutras ? Vous devez absolument vérifier les discours des maîtres que vous entendez afin de savoir s’ils sont en cohérence avec l’enseignement du Bouddha. Il existe en effet depuis l’époque du Bouddha de faux sutras qui se sont mêlés aux sutras authentiques, ce qui peut conduire à des confusions de sens. Notre recommandation est que vous étudiez les Agama-sutras, le Mahāprajñāpāramitā-sutra, les sutras qui parlent des vijñāna, ainsi que le sutra du lotus, le mahā-vaipulya-buddhâvataṃsaka-sūtra et l’Avatamsaka-sutra. Tous ces sutras sont authentiques. Nous n’avons pas beaucoup de temps pour entrer dans les détails, mais nous souhaitons que vous puissiez vous éloigner des textes tantriques, ou bien si vous voulez vraiment vous y intéresser, ne lire que les Shurangama-sutras. Il est possible de déterminer la qualité des discours d’un grand maître à l’aune de tous ces sutras. Si ses discours ne correspondent pas à ce que disent ces sutras, il est inutile d’en écouter de nouveaux, quel que soit l’attachement que vous aviez pour ce maître.

Si nous voulons pratiquer de la façon la plus juste possible, nous devons nous reposer sur les sutras du Bouddha et s’assurer que les discours des maîtres spirituels rencontrés correspondent aux sutras bouddhistes.

Nous arrivons au terme de cette conférence. Je voudrais vous dire avant de nous quitter que l’enseignement de Bouddha est scindé en deux parties : l’enseignement du chemin de la libération et celui du chemin du bodhi. Le chemin de la libération enseigne aux gens comment faire face à leurs souffrances, à leurs préoccupations, alors que le chemin du bodhi montre aux gens comment atteindre l’illumination et trouver la tranquillité en quelque endroit et à quelque moment que ce soit.

Je souhaiterais également partager avec vous un petit texte connu tiré d’un livre de Liang Qi-Chao. M. Liang Qi-Chao avait écrit : « Prendre un bain de soleil hivernal est une chose très agréable. Néanmoins, bien qu’un bain de soleil soit une chose fort agréable, nul autre que vous ne peut le faire à votre place. » C’est ainsi dans le bouddhisme : si jamais vous avez soif, il vous faut prendre un verre d’eau, et vous seul qui buvez ce verre êtes en mesure de dire si l’eau est froide, chaude ou tiède.

Les pratiquants savent que les enseignements bouddhistes ne les aident pas uniquement dans cette vie, mais aussi dans les futures existences. C’est un point qui mérite une réflexion approfondie. Je termine en espérant que vous avez apprécié de partager ce merveilleux enseignement du Bouddha et en encourageant les gens à venir pratiquer avec nous.

Cette conférence prend fin ici.

AMITOFO

[1] Bodhi = sagesse ; sattva = être sensible.
[2] Communauté bouddhiste ou de moines.

Partagez notre contenu sur