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Histoire du riche qui était très avare

(Agama Sutra)

A l’époque du Bouddha Shakyamuni il y avait une personne très riche qui était tombée malade. Peu après elle décéda sans laisser d’héritier, et toute sa fortune revint à l’Etat. Vu le montant important, le roi Pasenadi se déplaça en personne pour récupérer l’argent. Il se rendit compte alors que cette personne très riche avait toujours mangé de la nourriture de mauvaise qualité. D’ailleurs, ses vêtements non plus ne correspondaient pas vraiment à ceux auxquels on aurait pu s’attendre et étaient vieux et sales. Même ses chevaux étaient très maigres.


Le roi Pasenadi se rendit auprès du Bouddha et lui demanda pourquoi une personne aussi riche vivait dans une telle misère.

Le Bouddha répondit :

« Cette personne était extrêmement avare. Elle ne profitait pas de sa fortune et elle ne voulait partager son argent avec personne, ni avec sa femme, ni avec ses parents, ni avec ses amis ou ses esclaves. »

Le Bouddha ajouta :

« Cette personne manquait vraiment de sagesse : elle aurait dû profiter de sa fortune pour pratiquer la générosité et créer de bonnes relations karmiques avec les autres. Maintenant elle n’aura plus de bons fruits karmiques dans ses prochaines vies. C’est comme quelqu’un qui a semé du blé une fois, mais qui, après la moisson, n’a plus rien semé : par conséquent, il n’obtiendra plus de récolte. »

Le Bouddha continua :

« Le pratiquant doit constamment semer de bonnes graines karmiques jusqu’à ce qu’il devienne bouddha. En fait, cette personne, non seulement, n’a pas fait cela, mais en plus, elle avait tué son propre frère. A la fin de cette vie, n’ayant pas pratiqué la générosité, elle est allée en enfer. »

Le roi posa une nouvelle question :

« Comme il était aussi avare, d’où venait sa richesse dans cette vie ? »

Le Bouddha répondit :

« Il y a très, très longtemps, dans une autre vie, un vrai pratiquant passa devant la maison de cette personne. Notre avare pensa que c’était une chance de rencontrer un vrai pratiquant et il lui offrit la meilleure nourriture dont il disposait. Une fois qu’il eut fini de manger, le pratiquant s’envola dans les airs. Peu de temps après, notre homme fut saisi de regrets d’avoir nourri un moine qui s’envolait ainsi juste après le repas au lieu d’avoir réservé cette nourriture aux gens de sa maison. Comme il avait donné de quoi manger à un vrai pratiquant, il reçut de l’argent dans cette vie, mais à cause de son regret, il n’arriva pas à en profiter vraiment et fut toujours en mauvaise santé. En plus, il n’utilisa pas sa fortune pour semer de bonnes graines karmiques. C’est pourquoi il est à présent en enfer. »

Nous pouvons conclure au sujet de cette histoire que si nous voulons pratiquer la générosité, nous devons le faire d’une manière sincère et avec beaucoup du respect. Si jamais nous avons de bons fruits karmiques, nous devons être généreux parce qu’un bouddha est quelqu’un qui a pratiqué sans cesse la générosité jusqu’à arriver à cet état.

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