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Le contenu des Quatre nobles vérités

Dans l’article précédent nous avons expliqué les liens entre les trois mondes et les six chemins de la réincarnation et le fruit de la libération. Nous allons ici évoquer la sagesse des sravakas, et nous intéresser plus spécifiquement aux principales méthodes exploitées par ces pratiquants qui s’appuient sur les Quatre nobles vérités.

Les Quatre nobles vérités sont la noble vérité de la souffrance, la noble vérité de l’origine de la souffrance, la noble vérité de la cessation de la souffrance et la noble vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance (le « noble sentier octuple »). Le terme « noble vérité » signifie la réalité dans le monde du dharma. Autrement dit, son contenu correspond à la réalité du monde du dharma.

Peu importe d’où vous venez – d’Orient ou d’Occident, cela reste vrai en tout endroit où vous pouvez vous trouver. Ceci est vrai aussi dans les dix directions des mondes, autrement dit partout. Voila pourquoi cela s’appelle la réalité. Et pourquoi l’appelons-nous une « noble vérité »? Parce que le fait d’apprendre et de pratiquer les Quatre nobles vérités permet aux êtres sensibles de ne plus être des gens ordinaires, mais de devenir des saints et des sages. En apprenant et pratiquant ces vérités, une personne peut donc devenir un saint et un sage dans le chemin de la libération.

Passons maintenant au contenu des Quatre nobles vérités. La première noble vérité est la « noble vérité de la souffrance ». Nous, les êtres sensibles, nous avons beaucoup souffert pendant nos transmigrations dans le cycle de la naissance et de la mort à travers les trois mondes et les six chemins. En ce qui concerne les souffrances, nous devons les observer en commençant par les plus aisément accessibles, perceptibles, avant de considérer les plus subtiles (celles que l’on ne perçoit que difficilement). En d’autres termes, des trois souffrances à travers les cinq souffrances jusqu’aux huit souffrances. Les trois souffrances sont le supplice causé par la souffrance physique et mentale, la souffrance causée par le vieillissement et la souffrance causée par le changement (la souffrance causée par les conditions nécessaires et les fruits karmiques). Les cinq souffrances apparaissent lorsque nous nous incarnons en un deva, un humain, un animal, un esprit affamé et lorsque nous nous retrouvons en enfer. De surcroît, il existe cinq souffrances : la souffrance de la naissance, du vieillissement, de la maladie et de la mort, la souffrance d’être séparé de ce qu’on aime, la souffrance de rencontrer ce qu’on déteste, la souffrance de ne pas obtenir ce qu’on désire et la souffrance causée par le fonctionnement des cinq agrégats. Si nous décomposons la première souffrance, nous obtiendrons quatre souffrances de plus, à savoir la souffrance causée par la naissance, la souffrance causée par le vieillissement, la souffrance causée par la maladie et la souffrance causée par la mort. Si nous ajoutons ces quatre souffrances ensemble aux quatre autres précédemment citées, nous obtenons les huit souffrances. Ainsi, nous partons des grandes souffrances comme le sont les trois souffrances, puis nous aboutissons aux souffrances subtiles que sont les huit souffrances. Nous détaillerons progressivement le contenu des souffrances et, pour terminer, nous expliquerons les conditions dans les trois mondes avec la première noble vérité.

Qu’est-ce que c’est le supplice causé par la souffrance physique et mentale? Il s’agit clairement d’une souffrance. Si nous demandons à n’importe quelle personne ce qu’elle pense de la maladie, elle en parlera assurément en termes de souffrance. Personne ne nierait cela et ne dirait que d’être malade est un plaisir. Si quelqu’un tombe malade et ne trouve pas un médecin compétent pour le soigner, que même les derniers développements dans le domaine de la médecine ne peuvent l’aider il souffrira beaucoup physiquement et mentalement. Si, donc, étant dans cette situation où il ne veut plus vivre à cause de la maladie, mais ne veut pas mourir non plus parce qu’il espère toujours guérir, il est clair qu’il souffrira énormément.

Que signifie la souffrance causée par le vieillissement? Elle signifie qu’en fin de compte tout état de bonheur finira par devenir un état de souffrance. Par exemple, il est très appréciable de manger de la glace en été parce qu’il fait chaud. En mangeant la glace, nous ressentons une fraîcheur agréable au regard de la chaleur environnante. Quand nous mangeons donc la première glace nous sommes heureux. Si, par contre, nous commençons à en manger une deuxième, nous ne serons plus aussi heureux qu’au moment de consommer la première. Après une troisième, une quatrième ou une cinquième glace, nous ne serons plus du tout satisfaits et nous pourrons même commencer à avoir froid. A cet instant, si nous en mangeons encore une ou deux, il se peut que nous ressentions de la souffrance.

La souffrance causée par le vieillissement renvoie au fait qu’un état change sans cesse. Par ailleurs, le niveau de bonheur diminue et se transforme toujours en souffrance. La souffrance causée par le vieillissement existe dans le monde humain et aussi dans le monde des devas. Même si les devas, c’est-à-dire les êtres célestes s’amusent en organisant un banquet, le banquet aura une fin tôt ou tard, quelle que soit sa splendeur. Et pourquoi finira-t-il ? Parce que les êtres célestes en auront assez l’un de l’autre après s’être longtemps connus et côtoyés pendant une longue période. Par conséquent, ils mettront fin au banquet et partiront chercher d’autres êtres célestes pour s’amuser avec eux. C’est ce qu’on appelle la souffrance causée par le vieillissement.

L’autre souffrance est appelée la souffrance causée par le changement (la souffrance causée par les conditions nécessaires et les fruits karmiques). Les deux souffrances mentionnées plus haut – le supplice causé par la souffrance physique et mentale et la souffrance causée par le vieillissement – couvrent en fait l’essentiel de la souffrance causée par le changement. Le supplice causé par la souffrance physique et mentale étant trop fort, il nous est difficile de percevoir la souffrance causée par le changement qui existe en même temps. Ceci est également vrai en ce qui concerne la souffrance causée par le vieillissement.

Qu’est-ce que la souffrance causée par le changement (la souffrance causée par les conditions nécessaires et les fruits karmiques) ? Imaginons que quelqu’un pratique le samadhi c’est-à-dire la méditation profonde. Son état de méditation profonde est accompagné par un sentiment de relaxation et de bonheur. Se trouvant ainsi merveilleusement bien, il peut remarquer que l’état où il est ne change pas et reste toujours le même. Cet état est si parfait que la personne ne ressent aucune douleur et le supplice causé par la souffrance physique et mentale et la souffrance causée par le vieillissement sont absents. Par contre, la souffrance causée par le changement est bien présente. Mais le changement étant très subtil nous avons du mal à le percevoir. Par exemple, peu importe le degré de bonheur que nous ressentons dans cet état, il nous faudra le quitter tôt ou tard parce que nous aurons toujours besoin de nous reposer ou de dormir. Et pourquoi aurons-nous besoin de nous reposer? Tout simplement, parce que la souffrance causée par le changement existe bel et bien dans l’état de relaxation et de bonheur. Cela veut dire que même en état de méditation, l’esprit conscient (la sixième vijnana) reste enfermé dans un cycle qui exige qu’il apparaisse, qu’il soit présent au monde, qu’il change et qu’il disparaisse. A cause du changement de l’esprit conscient, la personne se sentira fatiguée et aura besoin de se reposer ou de dormir après avoir été en état de méditation.

Maintenant nous savons qu’il existe trois souffrances dans le monde du dharma, à savoir le supplice causé par la souffrance physique et mentale, la souffrance causée par le vieillissement et la souffrance causée par le changement. Ensuite, si nous observons davantage les cinq souffrances, nous constaterons qu’elles existent également dans les six chemins. Nous venons de donner un exemple de la souffrance causée par le vieillissement dans le monde des devas. Les êtres célestes meurent aussi un jour même si leur vie est très longue, et ils subissent donc la souffrance causée par la mort. Ces souffrances (de la souffrance causée par la mort on déduit que les trois souffrances de base sont également présentes) existent dans le monde des devas et, bien sûr, aussi dans les autres chemins.

A présent, passons aux « cinq souffrances » et aux « huit souffrances ». La souffrance d’être séparé de ce qu’on aime est un sentiment très fréquemment observé. En général la souffrance d’être séparé de ce qu’on aime signifie que nous quittons ceux que nous aimons – nos amis, nos proches ou notre famille, ce qui nous cause de la souffrance. Ceci est la vue générale. Dans le bodhi du sravaka, « être séparé de ce qu’on aime » signifie que nous sommes attachés à nos cinq agrégats (skandhas), mais qu’un jour nous les perdrons et que ceci engendrera de la souffrance. De quoi avons-nous envie, et de quoi sommes-nous avides ? De nos yeux, nos oreilles, notre nez, notre langue et notre corps. Nous aimons les racines de nos cinq sens, mais un jour elles nous quitteront.

Prenons en exemple nos yeux. Même si nous aimons et protégeons nos yeux parce qu’ils sont notre fenêtre sur le monde, avec l’âge notre vue se détériora. Certains développent une myopie pendant leur adolescence, d’autres de l’hypermétropie en vieillissant. Un jour leur vue de détériora. Dès nous avons une mauvaise vue ceci signifie que les bons yeux nous ont quitté.

Il nous faut entrer dans le détail des trois souffrances que nous avons évoquées, ce qui nous fera aboutir à huit souffrances. Nous devons observer aussi celles liées à notre corps et esprit.

Le vénérable Aniruddha, l’un des dix grands disciples du Bouddha, s’est fait sermonner par lui parce qu’il avait abîmé ses yeux en travaillant sans relâche jour et nuit. Après que ces yeux furent ainsi abîmés, il dut leur dire adieu. Ceci est aussi appelé une souffrance.

Nous pouvons observer que les trois souffrances, les cinq souffrances et les huit souffrances existent dans les trois mondes et les six chemins. Rencontrer un malheur comme celui d’avoir un corps malade signifie aussi qu’on « rencontre ce qu’on déteste ».

A partir de là, nous pouvons conclure que dans les trois mondes et les six chemins sont présents les trois souffrances, les cinq souffrances et les huit souffrances. Il en découle que tout est souffrance. Les sravakas doivent donc observer que le plaisir n’existe nulle part dans les trois mondes et les six chemins et que la souffrance est omniprésente.

Après avoir expliqué la première noble vérité, nous continuons à nous demander d’où proviennent toutes ces souffrances. Quelle est leur origine? Quelle est leur cause? Ceci est expliqué précisément dans la noble vérité de l’origine de la souffrance. Pourquoi l’accumulation (l’origine de la souffrance) existe-t-elle? En fait, l’existence de la souffrance est reliée à tathagatagarbha. Les êtres sensibles aiment les racines des cinq sens et par conséquent, tathagatagarbha nous aide à les créer. Les sravakas comprennent en général ce principe. Ils écoutent les paroles du Bouddha, puis observent et se demandent pourquoi ils possèdent les cinq agrégats (skandhas). Pourquoi avons-nous l’agrégat de la forme, l’agrégat du ressenti, l’agrégat de la compréhension, l’agrégat du processus et l’agrégat des vijnanas ? Parce que nous, les êtres sensibles, avons une forte envie des cinq agrégats (skandhas).

Nous, les êtres sensibles, sommes avides de l’agrégat de la forme et espérons obtenir dans notre prochaine vie un corps fort et puissant. Les êtres célestes ont une forte envie de l’agrégat de la forme car avec un corps céleste il est possible de voler. De la même manière, les êtres humains veulent obtenir un corps physique dans leur prochaine vie car avec un corps physique nous pouvons sauter et courir. A cause de ce désir tathagatagarbha nous aidera à créer l’agrégat de la forme en créant le corps physique humain dans le monde humain et le corps céleste dans le monde des devas.

Nous sommes également avides de l’agrégat du ressenti. Chacun sait que se mettre en colère n’est ni joli, ni juste, mais pourquoi alors continuons-nous à le faire? Tout simplement parce que nous avons envie de cette sensation d’être en colère. Nous sommes avides également de la sensation de nous sentir malheureux. Ceci nous renvoie à l’agrégat du ressenti. En sachant que la colère n’est pas jolie et qu’en plus elle est nocive pour notre corps, nous devrions arrêter de nous mettre en colère au moment où nous nous rendons compte que nous sommes en train de perdre notre sang-froid. Toutefois, le plus souvent nous sommes incapables de contrôler notre colère et nous continuons de la ressentir après même que nous avons été provoqués. Ceci est dû au fait que nous avons une forte envie d’être malheureux et de ressentir de la colère. Par conséquent, l’agrégat du ressenti contient des ressentis désagréables, des ressentis agréables et des ressentis qui ne sont ni désagréables, ni agréables. Nous sommes tous avides de ces ressentis-là.

Nous avons tous une forte envie de l’agrégat de la compréhension. Nous adorons manger, dormir, faire du sport, nous reposer, apprendre, participer à des parades et ainsi de suite. Ces désirs signifient que nous sommes avides de l’agrégat de la compréhension. A cause de cet agrégat de la compréhension, à cause de ces désirs, tathagatagarbha nous aidera à créer les cinq agrégats (skandhas), il continuera à produire l’agrégat de la compréhension et nous continuerons à nous réincarner dans les six chemins.

Qu’est-ce que l’agrégat du processus? C’est l’agrégat grâce auquel nous pouvons nous déplacer d’un endroit à un autre ou changer une action en une autre. (Cet agrégat est le mécanisme du changement et il ne s’arrête jamais, sauf si on entre en nirvana sans reste). Les sravakas devraient être conscients de cela et ils devraient essayer d’éliminer complètement l’agrégat du processus, à savoir leurs actes physiques, verbaux et mentaux. Non seulement ils doivent éliminer toutes sortes d’activités dans le monde humain, mais aussi dans les trois mondes, et ils doivent éliminer même l’esprit conscient (la sixième vijnana) et atteindre en fin de compte le samadhi de la cessation qui se trouve au-delà des quatre dhyanas et des huit samadhi. La seule différence entre un sravaka se trouvant en samadhi de la cessation et un mort se cache dans le fait que le sravaka est toujours vivant même s’il n’agit plus. Dans l’état du samadhi de la cessation les actes physiques, verbaux et mentaux sont complètement éliminés. La seule chose qui existe encore est la racine de l’esprit conscient (manas).

Qu’est-ce que l’agrégat des vijnanas ? L’agrégat des vijnanas est celui que nous, êtres humains, préférons. Prenons en exemple la vue. Parce que nous avons une forte envie de posséder la capacité de voir, nous continuerons d’obtenir nos yeux. Ceci est aussi vrai en ce qui concerne notre nez, notre langue et notre corps physique, puisque nous apprécions tous de pouvoir jouir de leurs avantages. L’ensemble de nos sens est ce qu’on appelle l’agrégat des vijnanas.

Par conséquent, en nous basant sur cette noble vérité nous serons capables d’observer que la racine de la souffrance provient du désir et que si nous voulons éliminer la souffrance nous devons éliminer le désir au lieu de nous attaquer directement à la souffrance. Si les êtres sensibles ne sont plus attachés aux cinq agrégats (skandhas), tathagatagarbha ne les aidera plus à les recréer dans la prochaine vie après la mort. Au final, les cinq agrégats ne seront pas créés et nous atteindrons le dharma de non-naissance, à savoir l’état même de tathagatagarbha, appelé également le nirvana sans reste.

Et quand nous voulons parler de la manière dont il nous est possible d’éliminer l’accumulation, nous arrivons à la noble vérité de la cessation de la souffrance. Autrement dit, nous devons observer davantage les cinq agrégats (skandhas). En les observant nous découvrirons leurs défauts. Tant que le corps physique ou la forme existe, elle aura des défauts. Son existence implique l’existence des phénomènes de la naissance, du vieillissement, de la maladie et de la mort qui se suivent l’un après l’autre. Ceci est également vrai en ce qui concerne les fonctions mentales. Tant que les fonctions mentales – ressentis, perceptions, actes et vijnanas – existent, elles sont prédestinées à s’éteindre et disparaître, ce qui engendra la souffrance.

Par conséquent, en évoquant la noble vérité de la cessation de la souffrance nous devons parler des défauts qui proviennent des cinq agrégats et éliminer ensuite notre désir pour eux. Après avoir éliminé le désir, la personne ne ressentira plus aucune souffrance même si les cinq agrégats existent encore. Cela signifie qu’il sera libéré du cycle de la naissance et de la mort (samsara) dans les trois mondes et les six chemins. Mais nous ne devons pas oublier que même si le sravaka élimine le désir pour les cinq agrégats et disparait après sa mort, il ne se dissout pas dans le vide. En fait, il faut que le tathagatagarbha reste derrière et supporte tous les dharmas que manifeste la loi de cause à effet ; sinon, la libération ne sera pas différente du vide des nihilistes. Prenons en exemple le sravaka. Après avoir atteint le premier fruit de la libération il doit transmigrer sept fois entre le monde humain et le ciel pour atteindre la libération finale. Néanmoins, cette libération ne pourra être obtenue qu’à une seule condition préalable: l’existence de tathagatagarbha.

Après la noble vérité de la cessation de la souffrance nous devons aussi étudier la noble vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance (ou comment éliminer l’origine de la souffrance). Pourquoi est-il nécessaire d’évoquer ce chemin?

Parce que les sravakas qui ont progressivement obtenu tous les quatre fruits de la libération n’arrivent toujours pas à obtenir le niveau de l’arhat avec la double libération ou l’arhat avec les trois perspicacités et les six pouvoirs surnaturels. Ils doivent avancer dans leur pratique et approfondir leur savoir en se basant sur le noble chemin octuple, à savoir la vision juste, la pensée juste, la parole juste, la conduite juste, la profession juste, l’effort juste, l’attention juste et la concentration juste. Autrement dit, même si les sravakas ont atteint un niveau au-delà du premier fruit de la libération, ils doivent toujours vivre dans le monde ordinaire en respectant le noble chemin octuple, en avançant dans leur pratique du Dharma et en sauvant les êtres sensibles sans rien demander en retour.

Le premier élément du noble chemin octuple est la vision juste ce qui veut dire que la personne doit continuer à observer toutes les différentes souffrances et toutes les sources de souffrance. Afin d’éliminer définitivement toutes ces sources, la personne doit vivre dans le monde ordinaire où elle éliminera son attachement à toutes les différentes souffrances en sauvant les êtres sensibles inconditionnellement. Après avoir éliminé tout attachement aux différents types de souffrances, la personne peut atteindre la libération complète des sravakas.

En ce qui concerne la façon de mettre un terme à la souffrance, la personne doit suivre le noble chemin octuple en menant une vie sans tomber dans les extrêmes et sans être heureuse ou malheureuse. De cette manière, elle ne s’attachera pas au bonheur en le poursuivant. De même, en rencontrant la souffrance, elle n’essaiera pas de l’éviter. Par conséquent, le sravaka ne se sentira pas vexé. Pourquoi? Parce qu’il se rendra compte que même s’il y a des causes et des conditions qui l’empêchent d’avancer dans sa pratique, elles ne sont pas immuables et elles disparaitront donc un jour suite à leur interaction. Par conséquent, il ne se sentira pas vexé ou attaché et, en fin compte, il atteindra la libération du cycle de la naissance et de la mort.

Dans cet article nous avons introduit les Quatre nobles vérités: la noble vérité de la souffrance, la noble vérité de l’origine de la souffrance, la noble vérité de la cessation de la souffrance et la noble vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance. Elles dépendent toutes des causes et des conditions engendrées par le tathagatagarbha et c’est avec son aide que les sravakas obtiendront la libération dans leurs prochaines vies. La prochaine fois, nous introduirons les trois sceaux du Dharma.

Merci de nous avoir suivis !

AMITOFO.

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